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domingo, 24 de junio de 2012

Plusieurs morts lors d'un accident de la circulation à Rivière Glace.

Un accident de la circulation survenu, le lundi 18 juin, dans le Département de la Grande Anse aurait fait plus d'une cinquantaine de victimes.

L'accident s'est produit, non loin de la localité de Duchity (Commune de Pestel) lorsqu'un autobus assurant le trajet Port-au-Prince/Jérémie a tenté de traverser la Rivière Glace qui étaient en crue.

Selon des témoins le véhicule qui avait à son bord plus d'une soixantaine de personnes a été emporté par les eaux en furie. Seuls 16 rescapés ont été retrouvés après l'accident, les autres sont jusqu'ici portées disparues. En réaction à cet incident, le Premier Ministre a transmis dans un communiqué, ses condoléances à l'ensemble de la population de la Grande Anse ainsi que l'expression de la profonde sympathie de l'Administration Martelly-Lamothe aux familles des victimes et des rescapés. Le Chef du Gouvernement, a déploré l'attitude irresponsable des chauffeurs sur les routes nationales et appelle tout un chacun à faire preuve de prudence. Monsieur Lamothe s'est engagé également à prendre les dispositions appropriées de concert avec les autorités compétentes pour assurer la sécurité des usagers de la voie publique.

EJ/Radio Métropole Haïti

La Diaspora est le principal bénéficiaire de l'amendement constitutionnel

Le chef d'Etat haïtien, Michel Martelly et le président du Sénat, Desras Simon Dieuseul, saluent la reconnaissance des droits civils et politiques des haïtiens de la diaspora par l'amendement constitutionnel.

Le président du Sénat soutient que l'amendement permet de réparer une grande injustice à l'encontre des 4 millions d'haïtiens vivant à l'étranger. Ces compatriotes participent déjà à la vie économique avec des transferts annuels de l'ordre de deux milliards de dollars, indique M. Desras qui dénonce des mécanismes visant à perpétuer leur exclusion.

Il est temps de leur donner le respect qu'ils méritent, a insisté le président du grand corps pour qui ils ne sont plus des haïtiens de deuxième catégorie. Il n'existe qu'un seul pays d'Haïti et un seul peuple haïtien, a rappelé le sénateur Desras.

Dans une expression similaire le président Martelly a soutenu que " tout ayisyen se ayisyen". Selon le premier mandataire de la nation l'amendement constitutionnel règle une fois pour toute la question de la double nationalité qui était à l'origine de conflit entre les haïtiens du terroir et ceux de la diaspora.

Il se réjouit de la clarification du statut de " nombreux haïtiens vivant en terre étrangère depuis plusieurs décennies sans pouvoir exercer leur droit civiques en raison de la nationalité étrangère acquise par la force des choses".

Les prescrits constitutionnels accordent le droit de vote aux haïtiens détenteurs d'une nationalité étrangère. Ils pourront également concourir à des postes électifs à l'exception des sièges parlementaires et la présidence.

LLM / radio Métropole Haïti

Des chefs de partis critiquent la reproduction de l'amendement constitutionnel

De nombreux leaders de partis politiques déplorent la reproduction de l'amendement constitutionnel par le président haïtien Michel Martelly. Evans Paul (KID), Sauveur Pierre Etienne (OPL), Mirlande Manigat et Andrice Riché (OPL) prédisent une nouvelle crise politique en raison de la publication de l'amendement.
Le leader de la KID se dit déçu et estime que la cérémonie publique de présentation de l'amendement était une "cérémonie de trahison de la patrie". Pour l'ex maire de Port-au-Prince le chef d'Etat n'a pas respecté les prescrits relatifs au processus d'amendement de la constitution.

De l'avis de M. Paul, le premier mandataire de la nation a supporté l'amendement pour défendre ses intérêts politiques. Il pourra ainsi former un CEP sur mesure et tenter de conserver le pouvoir, juge M. Paul.

Un autre leader de l'Alternative, Sauveur Pierre Etienne, critique également l'amendement. Il croit que le chef d'Etat a agi afin de plaire aux représentants de la communauté internationale. Martelly n'a pas voulu affronter la communauté internationale, déclare M. Etienne pour qui le chef d'Etat a ainsi opté pour la continuité en abandonnant ses promesses de changement.

Pour sa part la secrétaire générale du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Myrlande Manigat, fait remarquer qu'elle n'est pas contre l'amendement dans le fond. Elle souligne qu'il faudra des lois d'applications pour concrétiser des acquis notamment pour le quota de 30% de femmes dans l'administration publique et la double nationalité pour les haïtiens de la diaspora.

Toutefois l'ex candidate à la présidence soutient qu'il y a eu une irrégularité sur le plan du droit en ce qui a trait à la publication de l'amendement. Elle n'écarte pas la possibilité pour que dans deux ans un autre arrêté ordonne une suspension de la loi d'amendement.

D'autres leaders de l'Alternative dont le sénateur Andrice Riché estiment que la publication de l'amendement entrainera une crise politique plus profonde.

LLM / radio Métropole Haïti

Le gouvernement peaufine la préparation des examens officiels

Le ministre de l'éducation nationale, Reginald Paul, annonce la tenue début juillet des examens officiels de 2012. Plus de 750 000 candidats seront évalués dans les classes de 6 eme et 9 eme année fondamentale, rhéto et philo. Plus d'un tiers des candidats (275 000) viennent de boucler les trois premiers cycles du fondamental.

C'est au niveau des classes terminales que les responsables du ministère de l'éducation doivent réaliser des ajustements. Reginald Paul entend mener une lutte acharnée contre des directeurs d'écoles privées impliqués dans des cas de corruption. Ces enseignants ont tenté d'inscrire de nombreux élèves qui n'ont pas été régulièrement admis en 9 eme année fondamentale.

La base de données du ministère de l'éducation a permis de confondre ces directeurs d'écoles qui auraient réclamé des gratifications des parents sans scrupules.

Dans le même temps, le ministre de l'éducation annonce l'arrêt du programme " bacc permanent". Ce programme est inefficace, concède M. Paul qui exhorte les élèves ayant échoué lors des examens à reprendre le cursus dans les écoles.

Cette année il y aura pour la dernière fois, des examens dans le cadre du bacc permanent, expliquent les responsables du ministère de l'éducation.

Interrogé sur les préparatifs pour la tenue des examens, le ministre de l'éducation assure que la machine est prête à 90 %. Pour le moment les directeurs techniques s'évertuent à recruter les surveillants et les correcteurs pour la période d'évaluation.

LLM / radio Métropole Haïti

Le président du Senat annonce une nouvelle correction dans l'amendement

Le président du Senat haïtien, Desras Simon Dieuseul, affirme que la reproduction de l'amendement constitutionnel dans le journal officiel " Le Moniteur " a été retardée en raison d'une erreur dans l'article 137 de la constitution. Il déclare avoir formulé personnellement la requête au président Martelly avant son départ pour le Brésil.

Dans une correspondance adressée hier au Premier Ministre Laurent Lamothe le président du Grand corps a réclamé l'ajout de l'erratum dans l'article 137. L'article qui traite du processus de désignation du Premier Ministre par le Chef d'Etat n'avait pas pris en compte la ratification du choix par les deux branches du Parlement.

Cet article stipule que le Premier Ministre peut être désigné en concertation avec le parti détenant la majorité absolue dans les deux chambres ou en consultation avec les présidents des deux chambres. La phrase « dans les deux cas le choix doit être ratifié par le Parlement « avait été omise.

C'est le sénateur Steven Benoit (Alternative) qui avait attiré l'attention sur cette omission quelques heures après la cérémonie de présentation de l'amendement.

Interrogé sur les causes de cette omission le président du Senat a admis qu'il s'agit d'une négligence des membres de la commission ayant reproduit le document à partir des minutes de la séance en assemblée nationale du 9 mai 2011.

. Pour éviter une nouvelle omission dans le document il révèle que les minutes de la séance ont été transmises au Premier Ministre Lamothe qui pourra réaliser une nouvelle vérification.

Lamothe réclame une nouvelle enquête de la Cour des Comptes sur les contrats douteux

Le Premier Ministre haïtien Laurent Lamothe a requis un rapport complémentaire de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) sur le rapport final de la commission spéciale d'enquête sur les contrats signés par l'Etat haïtien durant la période d'urgence. La commission d'audit qui avait été constituée par le Premier Ministre Gary Conille avait pu poursuivre son travail d'évaluation de plus d'une quarantaine de contrats en dépit du changement de gouvernement.

Enex Jean Charles, chef de cabinet du Premier Ministre, affirme que la commission recommande au gouvernement de vérifier l'état d'avancement des travaux réalisés en fonction des décaissements effectués. Le gouvernement devrait utiliser le pouvoir de résiliation unilatérale, prévue dans les contrats, pour annuler les contrats n'ayant obtenu aucun décaissement.

En ce qui a trait aux contrats ayant obtenu des décaissements, la commission d'audit juge nécessaire une vérification des fonds mobilisés afin de les modifier unilatéralement.

Ces recommandations visent à sauvegarder les intérêts de l'Etat haïtiens expliquent les membres de la commission. Le pouvoir de résiliation ou de modification unilatérale est prévu par la loi sur la passation des marchés publics souligne M. Jean Charles.

Par ailleurs, la commission recommande des modifications dans la loi sur la passation des marchés publics.

L'enquête sur les contrats sera à nouveau reprise par la Cour des Comptes qui n'est pas liée au rapport de la commission spéciale.

LLM / radio Métropole Haïti

La commission intérimaire est définitivement enterrée

Le représentant de la Banque Mondiale en Haïti, Alexandre Abrantes, dans une interview exclusive à radio Métropole a annoncé que l'administration Martelly envisage de créer une nouvelle structure chargée de gérer les fonds promis par la communauté internationale. Cette agence qui dépendra du ministère de la planification remplacera la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH) dont le mandat n'a pas été renouvelé par les autorités gouvernementales et législatives haïtiennes.

Dans le cadre de cette structure le ministère de la planification récupérera ses prérogatives en ce qui concerne l'aspect technique de l'identification des programmes et projets prioritaires de l'Etat. Le conseil de gouvernement devra ensuite approuver les projets pouvant bénéficier du financement à partir des montants gérés par la Banque Mondiale pour le Fonds de la Reconstruction d'Haïti (FRH).

M. Abrantes a révélé que 480 millions de dollars avaient été décaissés par les donateurs internationaux en vue de favoriser la reconstruction d'Haïti après le violent séisme du 12 janvier 2010. A ce jour 120 millions de dollars n'ont pas été alloués à des projets, explique le représentant de la Banque Mondiale.

Le FRH peut fonctionner sans la CIRH déclare M. Abrantes soulignant que les autorités haïtiennes ont déjà présenté aux bailleurs de fonds la proposition relative au remplacement de la Commission intérimaire.

Les bailleurs de fonds avaient lors de la conférence de New York du 31 mars 2010 promis plus de 5 milliards de dollars pour la reconstruction d'Haïti. Ce montant devrait être géré par une instance internationale spéciale, la CIRH, qui a été vertement critiquée par de nombreux législateurs.

LLM / radio Métropole Haïti